Repartir à zéro

Trop vieux pour repartir à zéro?

J’ai 50 ans et je viens de perdre mon emploi d’opérateur dans une usine de textile en raison d’une restructuration. Je souhaite me réorienter. Est-ce possible et qui peut m’aider.

Voici la réponse de Joanne Lepage, conseillère d’orientation qui coordonne notamment les activités de comités de reclassement pour aider des personnes licenciées à réintégrer le marché du travail :

Pour toute mise à pied collective au Québec, un comité de reclassement visant à aider les travailleurs licenciés peut être créé. Vérifiez d’abord si cela a été fait dans votre entreprise. Ce comité formé de professionnels comme des conseillers d’orientation et des conseillers en gestion de carrière est à même de vous aider dans votre démarche d’orientation et votre recherche d’emploi. Il existe aussi, dans la majorité des régions du Québec, des organismes sans but lucratif d’aide à l’emploi pour les travailleurs âgés de 50 ans et plus.

Ces organismes, souvent mandatés et financés par Emploi-Québec, offrent des services gratuits d’orientation, de recherche d’emploi et peuvent même vous guider vers une formation. Ils peuvent vous aider à obtenir, par exemple, une attestation d’équivalence de niveau de scolarité de secondaire, un diplôme de cinquième secondaire ou une formation professionnelle. En effet, à 50 ans, il est possible d’obtenir un diplôme d’études professionnelles.

Je pense notamment à une formation comme celle en entretien général d’immeuble, qui s’échelonne sur neuf mois et qui est accessible à un homme de votre expérience. Notez que vous pouvez entreprendre vos démarches (orientation, formation, recherche d’emploi) tout en recevant vos prestations d’assurance-emploi.

Votre dernier emploi vous a permis de développer des compétences particulières, notamment la rapidité, la mobilité et la dextérité acquises à titre d’opérateur, qui sont transférables dans un autre domaine. Autant de qualités à faire valoir auprès d’un futur employeur. Avec le vieillissement de la population, les employeurs en manque d’effectifs révisent leur position et se montrent mieux disposés à accueillir des travailleurs de 50 ans et plus. Ils sont conscients qu’ils représentent une main-d’œuvre fiable, disponible et expérimentée.